Earth, Wind & Fire
Du Concorde Lafayette à la scène de Wembley
Lorsque j’ai appris qu’Earth, Wind & Fire était à Paris, j’ai foncé chez leur maison de disques pour obtenir un pass photo. Refus catégorique. On me ferme la porte au nez sous un prétexte quelconque.
Monty White sous la statue de la Victoire de Samothrace et Maurice White avec une amie
Qu'à cela ne tienne. Sachant le groupe logé au Concorde Lafayette, je décide de m'y installer. Pendant trois jours, je squatte le lobby. Dès qu'un musicien ou un technicien passe, j'engage la conversation, je tire quelques portraits... Petit à petit, la magie opère : la bande m'adopte et m'invite au concert.
Le soir venu, le responsable de la maison de disques qui m’a refusé le pass est là. Il me regarde médusé franchir tous les barrages de sécurité un à un, alors que lui reste bloqué derrière les barrières qui mènent derrière la scène.
Après le show, direction Joe Allen aux Halles, leur cantine parisienne. L'aventure aurait pu s'arrêter là, mais le groupe me lance alors une invitation : traverser la Manche avec eux pour leur concert à la Wembley Arena.
À Wembley, le rêve continue. J'ai quartier libre en backstage et, privilège ultime, je suis le seul photographe autorisé dans le pit pendant tout le concert — au grand dam d'un service d'ordre britannique passablement furieux de voir que c’est un français à cette place !
Earth wind & fire salut de fin de concert
Après le concert, la fête se prolonge. Alors que je rentre à la soirée, Monty White me glisse simplement avec un clin d'œil : « Enjoy yourself! »
Il y aurait encore tant à raconter sur ces jours hors du temps, mais un blog demande d'aller à l'essentiel. À l'époque, je n'avais pas d'agence, et les photos prises durant cette folle traversée n'ont jamais été publiées. Elles sont restées là, préservées, attendant le moment venu pour refaire surface.